Il était une fois
Un papillon qu'une malédiction fit redevenir chenille...Il faut tout reprendre à zéro, mais le cocon est prêt et la chrysalide sera peut être pour bientôt?... On a vu ma bouille sur des pochettes de disque, sur des plateaux TV, on a lu mon nom sur des génériques, au bas d'articles de presse... Tous ça m'a fait rencontrer des personnages extraordinaires: du plus fabuleux au plus démoniaque. Alors un p'tit tour en backstage pour vous livrer quelques morceaux choisis, des témoignages et anecdotes drôles ou grinçantes, ça vous tente? Ok, alors, suivez le guide!... Autre chose: nomade en errance (ça sonne mieux qu'sdf) j'ai quelques projets pour lesquels votre avis me serait précieux!...Blog à part, portez vous bien. A vous lire, Anne Lorric 
Encore la belle époque où TF1 pouvait s’offrir une belle et grande Unité Jeunesse !
Il y avait Patrice Drevet, en avance sur son temps car il portait à l’époque une mèche blanche ! (Il présente aujourd’hui la météo), et qui avait une émission d’enfer, très sympa pour les ados. Il y avait l’adorable Claude Pierrard qui enchantait les tout petits bouts avec ses marionnettes et son sourire si doux, n’oublions pas les frères Bognanov et leur émission bizarroïde pour les fans de SF !
Et puis nous, « Salut les p’tits loups » … Ah, quelle aventure !

Hervé Bourges dirigeait l’antenne à cette époque. Il avait repéré mon émission qu’il avait trouvé rigolote et comme il fallait à Martine Anciot un coup d’pouce en production et en animation, j’ai donc rejoint cette fine équipe !
J’écrivais souvent les textes des émissions pour les cinq animateurs que nous étions : Marie-Pierre, que l’on a retrouvé plus tard sur l’antenne de NRJ, Teddy Boy, adorable imitateur de Jerry Lewis, et fan de rock and blues, accompagné à la guitare par Claude Sitruc, (dont le fils est à présent s’est fait une belle place parmi les acteurs de ciné), il y avait aussi une petite fille, Orly, un sacré tempérament tout juste âgée de 9 ans, un « chat » qui me faisait mourir de rire : son prénom était Valérie, (pardon à toi ma belle si j’ai la mémoire qui flanche et que je ne peux me souvenir de ton nom, mais ça reviendra , promis !) qui doublait aussi les personnages à l’époque du « bébête show » et qui avait une voix, mais une voix ! À hurler de rire ! Et puis moi, la fofolle de service.
Dans cette émission, que nous faisions en direct eh ouais, dès 7h30 du mat chaque mercredi, en n’ayant répété qu’une seule fois, la veille, sur les plateaux de Boulogne, je produisais et animais deux pt’tis trucs en plus : « les mangeurs d’histoires », un petit déjeuner avec des pioupious à qui je racontais des légendes que j’inventais en me basant sur les questions des enfants : pourquoi les feuilles tombent en automne, d’où viennent les poissons rouges ?, l’histoire des marées qui montent et descendent… Et puis comme personne ne le fera à ma place, allons je vais me lancer une fleur quand même : j’ai reçu un prix de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs d’Arts Dramatiques), le truc des vrais écrivains mazette ! Et qui plus est m’avait encouragé à publier ces légendes tout droit sorties de mon imagination bouillonnante, mais bon on est un peu bête quand on a 25 ans, je ne l’ai pas fait !
Quant à l’autre séquence, là je m’éclatais comme une dingo : « les loufoques ». Là qu’est ce qu’on s’est marrés ! je ne ratais pas une occas’ à me tourner en dérision, je me suis, je crois déguisée en tout : la grosse dondon en charentaises à qui il manque une dent dans une sorte de redite pour enfants des « hommes préfèrent les grosses », une romaine en perruque blonde : un texte tout en rime quand même ! et qui s’est terminée en direct par des éclats de rires incontrôlables de Teddy et moi mais aussi des techniciens parce que plus on avançait dans le texte plus les nattes de ma super méga perruque partait en morceaux ! Alors là il a fallu improviser et ça s’est terminé dans tous les sens, on avait perdu le texte, on disait n’importe quoi, le fou rire génial quoi !
J’ai aussi imaginé un remake de la belle au bois dormant tourné par Fellini ! là aussi on en pouvait plus…
J’ai refait complètement l’histoire des trois petits cochons et du Petit chaperon rouge (pardon M’sieur Perrault mais la tentation a été plus forte !) je faisais la grand-mère très vielle et très branchée en même temps, le Loup que jouait Teddy était végétarien et romantique, quant au petit chaperon qu’incarnait Marie Pierre, c’était la lolita qui joue aux ingénues…Fallait oser quand même ! Mais les p’tits loups eux, ils aimaient ça !
Les déguisements c’était marrant quand même et risqué ! On avait juste le temps, pendant la diffusion d’un dessin animé de courir de l’autre coté de la rue où se trouvaient les loges pour s’habiller, et quand on avait des costumes d’époque, c’était de la folie pure. Pendant ce temps le chef décorateur faisait monter le décor : la magie du direct, je vous assure, c’est non seulement un sacré pari mais au moins c’est « pour de vrai » !
Bah je ne vais pas vous dire que c’était tout le temps la grande éclate ! J’avais plutôt l’âme de celui qui crée plutôt que celle de l’animateur, alors les disputes dans les loges à qui avait eu plus de gros plans, ça me gonflait !
Mais quand même, beau souvenir de cette folle équipe et de ses techniciens que j’adorais !!!
Comment tout s’est il arrêté si brutalement ? Ils ont privatisé la chaîne, Bouygues a tout racheté et a voulu Dorothée à
En 87, le matin, les p’tits loups ça cartonnait grave ! On coiffait à l’Audimat largement Dorothée ! Alors pas d’états d’âme, tous ceux qui faisaient partie de l’Unité Jeunesse se sont retrouvés dehors. Elle a fait alors Dorothée Matin, Dorothée Midi, Dorothée après midi…
P’t’être bien qu’y avait Dorothée la nuit mais je sais pas, je dormais…
Perso, je n’ai jamais rien eu contre elle, même si le peu que j’ai pu la côtoyer, je ne l’ai pas tellement bien sentie, mais bon on a tous nos trucs comme ça non? …
Par contre, voir à quel point on s’est enrichi sur son dos et que maintenant personne ne parle plus d’elle, moi, je trouve ça nase, pas cool du tout. J’espère juste qu’elle est heureuse quand même et qu’elle n’a pas été détruite par ce foutu métier…
Cette expérience bon esprit n’aura duré qu’une saison mais les souvenirs eux, on se les garde là, bien précieux au chand dans le cœur.
PS : Toutes mes confuses si je n’ai plus d’image de cette époque ! alors j'en ai profité pour illustrer cet article par des bouilles de pioupious adorables, le monde des enfants est celui dans lequel je me sens chez moi, c'est comme ça. Un grand merci à Anne Guedes pour le travail magique qu'elle a fait autour des bébés!
La suite? Eh bien je suis passée derrière la caméra, un autre monde que celui de la production!… Mais ça c’est une autre aventure ! ... A suivre!...
Un spécial gros bec à tous les enfants qui étaient devant les p'tits loups et qui nous ont donné des tonnes de bonheur à vous faire imploser le palpitant!
Anne


Après les disques, l’image. 1985 : Année bénie où naît ma princesse Marie et où un contrat sympa m’attend sur RTL TV.
Comment ça a commencé ? Simple.
Gaïa Bécaud (fils de) qui me fait faire des tites pubs de temps en temps, vient d’apprendre qu’RTL TV cherche une nouvelle animatrice pour les émissions jeunesse. Il me filme avec une petite caméra style première génération des caméscopes : je fais le clown, je raconte des anecdotes de mes meilleurs moments vécus avec les enfants lorsque, pour payer mes études, j’étais animatrice de centre de loisirs : gratinées les anecdotes !
Et puis un beau matin driiiiiing !
- Allo ? C’est Michèle Navadic, Directrice des Programmes pour enfants d’RTL TV, quand puis je vous voir ?
J’y vais et elle m’annonce que sur le casting j’ai été choisie : COOL !
Mais avant que tout ne commence il leur faut trouver Le producteur des émissions. Alors je demande bêtement : c’est quoi un Producteur à la TV ? Elle m’explique et je lui propose alors de lui présenter, une semaine plus tard, un projet d’émission tout en postulant au poste, why not ?
Je construis mon projet, sachant qu’il n’y a qu’un très très faible budget pour l’émission, genre une ficelle et deux bouts de carton, et aidée par un adorable lutin, pote magicien qui fait des dessins animés, Jean-Luc Ballester qui me dessine le décor que j’aimerais, me voilà repartie ! Une semaine se passe… Driiiiing !

- Allo, bonjour ici Jean Stock. Nous avons examiné votre projet et nous vous attendons au Luxembourg, à
- Mais euh…Monsieur…Ce que je ne vous ai pas dit c’est que j’attends un bébé mais je vous rassure tout de suite, la naissance est pour juin alors comme les émissions ne commencent qu’en septembre…
Là, un grand blanc….
Enceinte, imaginez !
Suspense… Réflexion… Et c’est le OUI qui l’emporte !
En avant pour le Luxembourg où je pense que toute l’équipe de l’unité jeunesse m’attend…Oups ! Bureaux vides !
Michèle Navadic, qui était la directrice de cette unité a accepté le poste qui lui a été proposé par TV Montecarle (TMC) et toute son équipe est dispersée dans d’autres bureaux, d’autres unités, d’autres programmes.
Ah ça j’ai un grand bureau avec plein de meubles, mais vides ! Et avec ça des types qui devaient fabriquer le décor qui n’ont même pas scié une planche à 3 semaines de la première !
Finalement, tout s’est bien passé pour l’émission du mercredi, en direct «
Ah que c’est bon de revoir Paris !

Lorsqu’on dit Hervé Christiani, tout le monde me dit, voire même fredonne « il est libre Max ».
Ni son titre, encore moins son univers, ne sont jamais tombés dans l’oubli. Intemporel, universel, il n’est pas de ceux que l’on n’entend que sur des radios nostalgiques.
Que l’on ait 20 ans ou bien plus, nous avons tous été marqués par la douceur de cette chanson qui nous vient de ces mondes magiques des lutins, des elfes et des fées que lui seul a peut être, qui sait, un jour visité ?
Qui ne s’est pas reconnu ou n’a pas rêvé d’être Max ?
Mais qui est Hervé ? Un fabuleux guitariste qui a commencé sa carrière en accompagnant Dick Anegarn, tout en composant déjà ses chansons mais dont la timidité ne l’aidait pas à aller à la pêche aux maisons de disques…Alors ils sont venus à lui, lorsqu’au Petit Conservatoire de Mireille il nous faisait cadeau de ses dernières compositions.
Un auteur fantastique. Un amoureux des mots qui vous laissent rêveurs, tout comme lui. Quelqu’un pas comme les autres qui sait vous emmener ailleurs…
Aujourd’hui, il a terminé un album. Ca y est il est tout chaud, tout prêt ! De plus tous autour de lui l’encouragent à reprendre : Goldman, Noah, Souchon !
Et comme moi aussi j’aimerais beaucoup qu’il reprenne sa guitare pour nous faire encore et encore rêver,
C’est à vous que je lance un appel !
Si vous souhaitez le retour d’Hervé Christiani, encouragez le en laissant ici vos « OUI » ou vos commentaires. Plus il y en aura, plus je parviendrai à convaincre les producteurs qu’il n’y a pas que les « star académiciens » qui ont le droit de signer un contrat aujourd’hui.
Je compte sur vous ! :)
PS: Important! n'oubliez pas de laisser sous votre message votre prénom , ainsi que le nom de votre ville ou de votre région.
Et si en plus vous cliquez sur "recommander" vous pourrez faire participer5 personnes au début de cette grande aventure!
Mille merci
et tout plein d'gros becs!
Anne Lorric
A cette époque, je passais des soirées fantastiques et délirantes chez Fabrice et sa femme, en compagnie de Marc Lavoine qui allait enregistrer son premier titre « pour une biguine avec toi », Jean-François Doll, un maestro de la plume, un fou chantant génial qui a créé des slogans de pubs vraiment pas comme les autres et qui a enregistré un album que j’adorais même si le public ne lui a pas réservé le meilleur accueil : « le hameau des plantes » et qui a écrit de superbes chansons que j’aimerais vous faire connaître. Voilà le noyau dur de la folle équipe que l’on formait et qui me manque.
J’en profite pour remercier Fabrice Aboulker : une personne tendre, généreuse, attentive et patiente à qui j’envoie ma tendresse ainsi qu’à Doll : d’inoubliables personnages que je garde dans mon
Quant à Marc, je suis très heureuse qu’il ait pu réussir à ce point sa carrière et sa vie. Il a gagné son rêve car il le méritait.
Anne Lorric

Prénom : Anne
Nom : LORRIC
Particularités : venue d'ailleurs, citoyenne terrestre pour l'instant et chanteuse dès l'âge de 4 ans pour faire la manche sur les plages
Signalement : Ben justement, il n'y a pas deux photos qui se resemblent!
Voici ce que vous avez peut être un jour entendu?





A l’époque du P’tit conservatoire,

Quelques jours après ces diffusions, j’apprenais par le secrétaire de Mireille qu’un Directeur Artistique de chez Barclay, Fabrice Aboulker, était venu demander mes coordonnées…C’est à partir de son coup de fil qu’a commencé ce parcours de chanteuse qui ne « jouait pas le jeu », « qui ne réussirait jamais à ne pas vouloir jouer les stars et fréquenter les endroits du show bizz ». Avec un contrat de sept ans signé chez Phonogram, pour enregistrer cinq 45 tours. Co-éditée par Europe1, j’allais faire les podiums Europe dans toute
je continue d'écrire et de composer...Why not?
Un signe du destin ?
En maternelle… Dès mon plus jeune âge, je n’ai jamais su expliquer cela, je ne ratais jamais l’émission du « petit conservatoire de Mireille » diffusé par l’ORTF le jour des enfants : le jeudi après midi. Cette « petite dame » me fascinait totalement. A quatre ans, j’écoutais avec une attention tous les conseils qu’elle donnait à ses élèves. Une fois l’émission terminée, je filais dans ma chambre et me mettais à chanter en imaginant que celle que les grands appelaient « Madame » se tenait devant moi… A l’école primaire… Notre professeur de musique nous avait réservé une magnifique surprise : la visite des studios de l’ORTF. Très proche d’elle qui m’avait choisi comme soliste à la chorale de l’école, elle nous conduisit dans un grand amphithéâtre où, oh, surprise, se déroulait l’enregistrement du petit conservatoire ! J’étais bouche bée en voyant Mireille, cette dame dont je n’avais jamais rien oublié. Quand, soudain, Mireille regarde la salle et voyant les enfants que nous étions, nous demande si l’un d’entre nous voulait participer au cours. Bien sur, tout le monde se fit tout petit. Mais c’était sans compter sur la fierté de mon professeur qui, en se mettant debout, me désigna. Tremblante d’émotion plus que de trac que j’ignorais alors, je me souviens avoir eu la sensation que les marches qui descendaient vers le plateau étaient interminables. J’avais 11 ans ! Enfin parvenue devant Mireille que je n’osais regarder, le visage rougi par ce face à face que je n’aurais jamais pu imaginer, elle me demanda mon nom. A ma réponse, déjà elle me dit « jeune demoiselle si vous n’ar-ti-cu-lez pas et ne portez pas la voix plus fort, personne ne vous entendra. Allez, mon petit !»… Elle m’invita ensuite à chanter une chanson du répertoire de la chorale… L’émotion a sans doute était si forte que je ne me souviens que de son sourire mais pas de ce que j’ai chanté… Au lycée… J’avais dix sept ans, dans cette époque drôle qu’étaient les années 70. J’arrivais toujours au lycée avec ma guitare au dos dont je jouais lorsque je n’avais pas cours, dans ce lieu que le proviseur avait alloué aux élèves portant le nom froid de « foyer des étudiants ». Là, je jouais des morceaux de jazz ou de bossa et accompagnait aussi tous ceux qui souhaitaient chanter Brassens, Brel, Maxime Le Forestier… Un jour, l’un de mes meilleurs amis me mit au défi, devant tout le monde, d’aller m’inscrire à une audition publique. Chiche ? « Chiche ! » Lui ais je répondu, sans savoir où cela allait m’emmener. Arrivée accompagnée devant le théâtre où se tenaient ces auditions, je vis alors l’affiche de Mireille et de son petit conservatoire. Comme j’aurais voulu faire demi tour ! Mais un pari étant un pari… J’ai chanté deux ou trois de mes compositions dont elle a choisi celle qu’elle préférait tout en me disant d’être là à 18h précise au théâtre. Revenue chez moi, toute la famille était en ébullition. Mais je ne me sentais pas à l’aise, je ne trouvais soudain pas ma chanson assez bonne pour cette soirée. Je passais alors le reste de la journée à écrire ma « vraie » toute première chanson « Le cerisier ». Le soir, tandis qu’elle annonçait les noms des personnes venues auditionner ainsi que les titres retenus qu’ils allaient interpréter, vint mon tour. Première fâcherie : devant le public, j’osais lui dire que j’avais changé de chanson ! Enervée, elle m’invita malgré tout à commencer… Tout en chantant, je la regardais et vis son sourire se dessiner peu à peu, les rides de ses yeux plein d’étincelles se marquer de joie. Nous nous sommes souri. A la fin de la chanson vint alors ce que je n’attendais pas : les applaudissements debout de tout le public, criant « Bis ! ». J’ai du quitter la scène en essayant de me cacher derrière ma guitare ! A la fin de la représentation, tandis que je partais, le secrétaire de Mireille m’a rattrapé pour me dire que « Madame » souhaitait me voir… Elle m’a demandé de venir rejoindre de petit conservatoire chaque mardi et jeudi, rue Bertin Poiré à paris, de 18h30 à 21h pour y auditionner à nouveau mais sur un titre qu’elle choisit pour moi : « j’ai la mémoire qui flanche ».
Le petit conservatoire Ma première audition a été catastrophique. Je ne voulais plus jamais y remettre les pieds ! Mais j’y revins quand même au bout de trois semaines, cette fois décidée à lui prouver que j’y avais ma place et je me suis mise à chanter de façon si différente ! Enfin, je lui donnais ce qu’elle espérait de moi… Mireille était connue pour avoir toujours eu, à chaque génération d’élèves, un « chouchou », le précédent ayant été Françoise Hardy et j’ai soudain fait partie de ceux là. C’est à partir de cet instant qu’elle m’a donné le surnom de « Nany ». « Mais je ne suis pas une grand-mère ? » lui ais je répondu ! « Non mais ça sonne bien, vous ne trouvez pas ?»…Nous avons beaucoup ri ce jour là…
La découverte d’une femme étonnante, merveilleuse… Chaque jour, je venais prendre le thé, rue Montpensier, dans son appartement donnant sur les jardins du palais Royal. Un appartement rempli de souvenirs et de fantômes illustres : Colette, Sacha Guitry, Georges Brassens, Yves Montand, Jean Cocteau, ainsi que tous ces grands hommes de plume que son mari, Emmanuel Berl, dit « Théodore », recevait régulièrement. Les jours de beau temps, elle m’emmenait dans sa petite voiture anglaise vers ce paradis caché dans l’Oise, à Cauvigny, où son mari avait acheté une maison peu de temps avant la dernière guerre. Là, elle affirmait avec fierté ne pas avoir voulu faire installer l’électricité (seul le réfrigérateur était relié à une dynamo !). J’entrais dans un autre monde : « SON » monde, loin des plateaux, loin du star système, qu’elle m’offrait en privilège. Elle m’avait de plus alloué la chambre de Théodore : un petit lit très simple contre un mur, un magnifique bureau au milieu de la pièce, là où le soleil entrait, et des dizaines d’étagères sur lesquelles étaient rangés les livres d’Emmanuel Berl. Elle n’avait jamais touché à cette chambre depuis le décès tragique de son mari (qu’elle préférait appeler « son tendre ami », « son compagnon de toujours »…). Lorsqu’elle m’a ouvert cette chambre, elle a senti mon émotion et m’a permis l’impensable : l’accès à tous les écrits de « Théodore » y compris les manuscrits inédits qu’il écrivit dans les dernières années de sa vie. Avec le temps, cet endroit de verdure sauvage me fait penser aux chansons de Duteil et Cabrel : Cauvigny sentait la confiture, la douceur, les notes de piano qui enlaçaient cette petite voix si fine et distinguée, les feux dans l’âtre à l’heure des confidences et des souvenirs que l’on écoute comme un enfant, le rire des amis de toujours qui venaient souvent…D’anciens élèves, venant en famille : Michel Berger, Yves Duteil, Françoise Hardy et Jacques Dutronc qui ne pouvait venir sans emmener avec lui Serge Gainsbourg les lendemains de cuites à
CE QUE MIREILLE M’A APPRIS Mimi m’a appris tout d’abord à faire du trac un ami et non un ennemi. C’est grâce à lui que l’on peut dépasser ses limites et devenir meilleur. Pauser ma voix sur une chanson, comme on doit la pauser lorsque l’on lit un texte et que l’on cherche à faire entrer l’autre dans l’histoire. De même qu’un texte comprend des virgules, des points d’interrogation et d’exclamation, des points de suspension, on doit porter ce que l’on dit sur la mélodie de la même façon. Là, on est dans le vrai ! Elle m’a fait comprendre que chanter n’est pas un « métier » mais un « plaisir de partage » humble et franc. Son approche de travail avec les élèves était avant tout humain : un travail sur « soi » afin de prendre conscience de ses limites, du fait que l’on ne peut plaire à tout le monde, que le chant est un mode d’expression extraordinairement apaisant (j’oserais dire « thérapeutique !) et qu’il permet de montrer ses émotions et de les faire partager à d’autres dans une notion de « plaisir ». Grâce à elle et à ses conseils que j’ai retenu, elle m’a fait prendre conscience des ressources que je possédais et dont pourtant j’ignorais
Mireille n’était pas un professeur de chant, mais un professeur de vie
Anne Lorric
« MES SOUVENIRS DE MIMI »
Comment faire quand sur tes disques tu n’es ni auteur, ni compositeur et que tu ne perçois donc aucun droit d’auteur ? Ben tu prêtes ta voix à des tas de choses : des pubs et des doublages (post-synchronisations). Alors là c’est encore un autre monde
"FROU FROU LES BAINS"... Au premier coup d'oeil, on pourrait s'imaginer un truc sorti du grenier de son arrière grand-mère...Et pourtant! A ceux qui aiment rire, à ceux qui aimeraient redonner le sourire à un être cher, à ceux qui voudraient un peu changer d'horizon, d'époque, à ceux qui au lieu de sortir en boîte ou de se faire une toile s'offraient une sortie "thérapeutique" d'enfer: une seule adresse: le théâtre DAUNOU où se joue en ce moment la pièce "Frou Frou les Bains". Déjà jouée il y a quelques années plus de 250 fois, ils ont remis ça et pour notre plus grand plaisir à tous! Imaginez un peu : au début du XXème siècle, pour les nantis, il était coutume d'aller "prendre les eaux" dans les stations thermales. Or, le jour de l'ouverture....il n'y a plus une seule goutte d'eau à la station et le Directeur joué par un comédien hors pair : Patrice DOZIER, est totalement affolé. Viennent peu à peu les "curistes", tous plus excentriques et drôles les uns que les autres... La pièce est menée à une allure incroyable : une mise en scène, très originale qui ne vous laisse aucun répit, sauf à l'entracte où la bonne humeur se lit sur tous les visages des spectateurs qui n'hésitent pas à échanger des impressions et rire encore de ce qu'ils ont vu! Un spectacle vraiment complet puisque les comédiens jouent, chantent et dansent : que du bonheur! Amusez vous bien! Patrice DOZIER, retenez bien ce nom! c'est lui :
